29. May. 2017   Focus

[Interview] Sonier Issembe : la photo, mon métier

La photographie est un art peu reconnu au Gabon. La rédac de Proximity s’est penchée sur la question en allant à la rencontre de Sonier Issembe, photographe professionnel gabonais, avec qui nous  avons eu le plaisir d’échanger. Autodidacte, Sonier Issembe décide de se lancer dans le domaine de la photographie et crée son entreprise Vona Photographie en 2013. En très peu de temps, il réussit à se faire un nom dans le milieu de la photo. Sonier Issembe a répondu à nos questions.

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Sonier Issembe, comment es-tu tombé dans la photo ?

La photo a toujours été une passion, j’ai toujours été attiré par les arts, le cinéma, la peinture le dessin et j’ai acheté mon premier appareil il y a une dizaine d’années et c’était juste par passion. J’ai eu un accident il y a 4 ans qui m’a empêché d’exercer mon premier métier et sur les conseils d’un ami j’ai monté ma société qui s’appelle Vona Photographie.

 

As-tu un domaine de prédilection, ou tu aimes bien tester différentes pratiques ?

J’ai une préférence pour la photographie des paysages. J’ai commencé en filmant les paysages et je me suis dirigé petit à petit vers les portraits. J’ai tout appris sur le tas en achetant des livres, en prenant des cours sur internet et en essayant par moi-même.

 

Quel est ton implication dans les campagnes publicitaires  que tu shootes ?

En général le storyboard de la campagne a déjà été réalisé par la direction de l’entreprise. Pour la campagne « la famille s’élargit » du PMUG par exemple j’ai été appelé par leur agence de com et j’ai réalisé le shooting en 2-3 jours. Ça a été aussi le cas pour une campagne d’affichage de BatiPlus.

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Pour quel projet as-tu le plus aimé travailler ?

Tous les projets grâce auxquels j’ai pu voyager. La photo de paysage me permet de voyager et c’est un plaisir. J’ai pu faire des photos à l’intérieur du pays, je suis allé en Turquie, au Sénégal… A partir du moment où j’ai l’occasion de voir des choses complètement différentes, c’est un plus pour moi.

 

Penses-tu que la photo soit suffisamment considérée au Gabon ?

La photo comme tous types d’art n’est pas vraiment considérée au Gabon. En 2017, le gabonais n’a pas une bonne notion de ce que l’art représente. Je rencontre encore beaucoup de gens qui considèrent que la photographie c’est juste appuyer sur un bouton alors que c’est totalement autre chose. C’est un travail qui demande beaucoup de temps et d’argent. C’est très difficile d’expliquer aux gens pourquoi on se fait rémunérer à des prix que certains peuvent trouver choquants alors que pas du tout. Donc il y a tout un travail à faire que moi et d’autres photographes faisons à notre niveau et nous espérons que sur le long terme au Gabon il y aura une vraie reconnaissance des arts et de la photo en particulier.

 

Penses-tu qu’il est possible de vivre uniquement de la photographie au Gabon?

Non malheureusement parce que les gains d’un photographe ne sont pas réguliers. Ça peut être très bien payé, mais on ne peut fonctionner en se disant par mois la photo va me rapporter un certain montant. Ce qu’il faut c’est avoir une bonne structure, avoir un bon carnet d’adresses, faire du démarchage et proposer des produits d’assez bonne qualité.

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Comment perçois-tu le fait qu’il n’y ait aucun cadre structurant le domaine de la photographie au Gabon ?

Techniquement nous avons un ministère des arts et de la culture, il y a des textes et budgets pour énormément de choses. Mais moi par exemple, ce sont des photographes qui m’ont appris un certain nombre de choses comme la possibilité de créer  une entreprise. En plus les informations ne sont pas forcément accessibles donc on se débrouille par nous-mêmes.

 

Quels photographes vous inspirent le plus ?

Il y a Franck Affolaby qui pour moi a rendu possible la notion de travail photographique au Gabon car je ne crois pas qu’il y ait quelqu’un qui a autant exposé son travail et a permis à des gens comme moi de me dire « ah tiens je pourrai en faire un travail ». Il y a Gildas Paraiso qui est un excellent photographe. Ces deux- là sont ceux qui m’ont inspiré le plus. Il y a aussi David Nzoubou, François Zima, Yvan un jeune collègue qui a énormément de talent. Parmi la nouvelle génération, il y a Paul Lelièvre qui a un bel avenir devant lui.  Pour moi, ces photographes sont des références.

 

Pour découvrir le travail de Sonier Issembe, visitez ses pages :

Facebook : Sonier Issembe Photography

Instagram : Issembesonier  

FlikR : Sonier Issembe


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